samedi 22 août 2009


En été, rester longuement couché sur le dos, en plein soleil, ouvrir les yeux vers le ciel, regarder le bleu du ciel droit dans les yeux, intensément. Alors le bleu se dérobe, des tas de petits cercles jouent devant les yeux, des tas de petits cercles aux contours incertains et changeants, comme des bulles de savon jouent devant vos yeux, vous empêchent de voir le bleu exactement comme il est, implacable.

jeudi 13 août 2009




L’été ; le bourg, cité médiévale, forteresse, rempart contre la chaleur. Les pierres, les briques, les toits veloutés par les âges reçoivent le soleil et le dépensent parcimonieusement, religieusement. Tons éteints de trop en avoir reçu, thésaurisé. Le soleil dort dans les vieilles pierres de la cité.

mercredi 5 août 2009


Été d’enfance, les après-midis de l’été de l’enfance, la douce torpeur des chambres protégées de la canicule par de lourds volets en bois. La fraîcheur du bois ; ombres et lumières sur du bois. Regarder les yeux mi-clos, s’endormir dans la fraîcheur des draps.

lundi 3 août 2009


La mémoire d’un être cher, le jeu de l’ombre avec la lumière sur un mur rugueux, parfois le toucher fait mal, terriblement. Ça vous érafle l’âme. Un point de lumière, comme un éclair, comme une comète ; une âme qui passe. Saisir l’instant.